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Titre : Penser l’articulation oralité/écriture en musique : analyse et transmission – Journées d’Analyse Musicale 2026 (JAM 2026)

Date : vendredi 20 et samedi 21 novembre 2026

Lieu : Université Bordeaux Montaigne et Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud (aucune participation à distance n’est prévue)

Langue : français et anglais

Organisation : Gérald Guillot (Université Bordeaux Montaigne, SFAM), Nathalie Hérold (Sorbonne Université, SFAM), Emmanuel Pélaprat (Université Bordeaux Montaigne), Laurent Soulié (Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud), Louis Bigo (Bordeaux INP, LaBRI, SCRIME)

Institutions partenaires : SFAM, Université Bordeaux Montaigne, Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud, SCRIME

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[English below]

APPEL À CONTRIBUTIONS

Pour ses Journées d’Analyse Musicale 2026, la SFAM (Société Française d’Analyse Musicale) s’associe à l’Université Bordeaux Montaigne, au Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud et au SCRIME. Dans la lignée des précédentes éditions, ces journées se donnent pour objectif de rassembler chercheurs et chercheuses, musiciens et musiciennes sous la forme de rencontres scientifiques faisant état de la recherche dans le champ de l’analyse et de la théorie musicales envisagé de façon large.

Elles se dérouleront sur deux jours : le vendredi 20 novembre et le samedi 21 novembre 2026.

La thématique retenue pour cette édition concerne l’articulation entre oralité et écriture en musique dans son analyse et sa transmission.

Historiquement, l’analyse musicale s’est développée autour d’une démarche largement ancrée dans la dimension scripturale du “texte” musical. Elle permet une compréhension fine et rigoureuse des œuvres, donne accès aux logiques internes de composition et favorise la comparaison entre des œuvres, des organisations, des procédés, des esthétiques musicales. Elle se révèle également fondamentale pour l’interprétation des pièces et leur enseignement. Appliquée à des musiques de tradition orale dans une approche comparative (qui a notamment fondé l’ethnomusicologie), elle est au cœur du triptyque méthodologique “collecte-transcription-analyse”, moyennant la scripturalisation du discours musical, une étape de passage au document écrit qui pose de nombreux problèmes en lien avec le changement de modalité, de l’oralité vers l’écriture.

Cette tension entre oralité et écriture musicale, voire son dépassement, est une thématique largement transversale, qui concerne non seulement une large palette d’époques, de lieux et d’esthétiques musicales, mais aussi quasiment tous les processus artistiques (compositionnels, interprétatifs) et leur transmission. Elle convoque potentiellement de nombreuses disciplines en articulation avec l’analyse et la théorie musicales telles que l’acoustique musicale, la psychoacoustique, la psychologie cognitive, la linguistique, la didactique, l’anthropologie, les approches interculturelles, etc. La prise en compte de cette articulation révèle et interroge notamment de nombreux impensés relatifs à des catégories telles que :

  • L’oralité au sein des musiques savantes occidentales au travers de leur dimension compositionnelle, interprétative et pédagogique, mais également les limites de l’écriture, les nouveaux processus créatifs, le statut de l’improvisation, etc.;
  • Les formes d’écriture dans les musiques dites “populaires” et/ou “traditionnelles” telles qu’elles se matérialisent au travers de différents types de traces (enregistrement, transcription, transmédiation, transcodage), incluant également l’inscription dans le geste corporel (instrumental, chorégraphique), ce qui soulève en outre des problèmes en termes de pérennisation et de patrimonialisation.

Quelques pistes non limitatives sont ici proposées pour initier la réflexion :

  • L’écriture comme présupposé :
    • Dans quelle mesure l’analyse musicale est-elle apte à prendre en charge des matériaux musicaux pour lesquels les outils initialement conçus en lien avec la partition diastématique occidentale trouvent leurs limites ?
    • De quelle manière la partition influence-t-elle le rapport au musical, à son analyse, à sa transmission ?
    • En ethnomusicologie, dans quelle mesure l’analyse musicale peut-elle se passer du processus de transcription, voire même d’inscription ?
  • Ce que l’écriture ne capte pas :
    • Comment intégrer et/ou penser la dimension orale d’une pièce musicale écrite, ou la dimension écrite d’une pièce orale, dans son analyse et sa transmission ?
    • Dans quelle mesure l’analyse musicale peut-elle prendre en charge la question de la prévisibilité (variations fines, aléas volontaires ou non) et celle de la corporéité (geste musical, chorégraphique, réaction du public) ?
  • Nouveaux outils, nouveaux impensés ?
    • Comment l’articulation oralité/écriture se matérialise-t-elle dans les processus créatifs médiés par des outils numériques ?
    • Quelles sont les apports et limites des outils de MIR (Music Information Retrieval) pour rendre compte des dimensions orales intriquées dans le discours musical ?
    • Dans quelle mesure l’intelligence artificielle peut-elle constituer une plus-value pour intégrer la dimension orale dans l’analyse musicale, en termes d’automatisation du traitement (synthèse d’analyses existantes, traitement massif de corpus), pour favoriser l’identification de paramètres, ou encore la détection de signaux faibles ?

Les interventions pourront prendre la forme d’une communication traditionnelle (d’une durée de 20 minutes suivies de 10 minutes de discussion) ou d’autres formats de type tables rondes, ateliers, masterclasses ou concerts-analyses (d’une durée variable, à préciser lors de la soumission).

Les propositions d’interventions, en français ou en anglais, devront comporter les éléments suivants :

  • Un premier document, anonyme, incluant :
    • la mention de la nature de l’intervention envisagée (communication ou autre). Dans le cas d’une intervention de type table ronde, atelier, masterclasse ou concert-analyse, merci de préciser  la durée prévue et, le cas échéant, le matériel nécessaire à sa réalisation ;
    • le titre de l’intervention ;
    • un résumé de 2 500 caractères maximum, espaces compris, qui devra préciser clairement l’apport de l’intervention au thème de la journée ;
    • quelques références bibliographiques venant nourrir la proposition.
  • Un second document, séparé, incluant :
    • un rappel du titre de l’intervention ;
    • l’identité et les coordonnées des auteurs ou autrices. Dans le cas d’une proposition co-signée, merci de bien vouloir indiquer le nom de la personne qui assurera la correspondance avec le comité d’organisation ;
    • le statut et l’organisme d’affiliation, le cas échéant.

Toutes les propositions feront l’objet d’une évaluation par le comité scientifique des JAM 2026. Elles seront envoyées à l’adresse suivante : contact@sfam.org

La participation aux JAM 2026 est conditionnée à l’adhésion 2026 à la Société Française d’Analyse Musicale de l’ensemble des auteurs ou autrices, à l’exception du personnel enseignant et chercheur des institutions partenaires (Université Bordeaux Montaigne, Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud, SCRIME) ainsi que de leurs étudiants et étudiantes.

Les membres 2026 de la SFAM peuvent bénéficier d’une aide au défraiement (transport et/ou hébergement). Les demandes, précisant le statut de la personne et son éventuelle éventuelle structure de rattachement, et accompagnées d’un budget prévisionnel ainsi que d’une copie de la demande d’aide financière effectuée auprès de l’institution de rattachement et de la réponse obtenue, seront envoyées à l’adresse contact@sfam.org. Les aides seront attribuées en priorité aux membres jeunes chercheurs et chercheuses, ainsi qu’aux membres sans attache institutionnelle. Une préférence pourra être accordée aux membres réguliers de la SFAM. En fonction du nombre de demandes reçues, la SFAM se réserve la possibilité d’accorder des défraiements partiels. Le remboursement s’effectuera sur présentation des justificatifs adéquats (billets de transport en commun en seconde classe ou classe économique avec justificatif d’achat, factures d’hébergement acquittées).

Une publication est envisagée à l’issue de ces journées.

Calendrier :

  • Date limite de réception des propositions : 1er juin 2026
  • Notification d’acceptation des propositions : 15 juin 2026
  • Date limite d’adhésion à la Société Française d’Analyse Musicale : 15 juillet 2026
  • Date limite de demande de défraiement : 30 juillet 2026

Comité d’organisation :

  • Gérald Guillot (Université Bordeaux Montaigne, SFAM)
  • Nathalie Hérold (Sorbonne Université, SFAM)
  • Emmanuel Pélaprat (Université Bordeaux Montaigne)
  • Laurent Soulié (Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud)
  • Louis Bigo (Bordeaux INP, LaBRI, SCRIME)

Comité scientifique : [En cours de constitution]

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CALL FOR CONTRIBUTIONS

For the 2026 edition of the French Music Analysis Conference (Journées d’Analyse Musicale – JAM), the French Society for Music Analysis (SFAM) has formed a partnership with Université Bordeaux Montaigne, Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud and SCRIME. As in previous editions, the aim of this conference is to bring together researchers and musicians in the form of scientific meetings covering the broad field of music analysis and theory.

The conference will take place over two days: Friday, 20 November and Saturday, 21 November, 2026.

The theme of this edition is the relationship between orality and notation in music in terms of its analysis and transmission.

Historically, music analysis has developed around an approach firmly rooted in the written dimension of the musical “text”. It enables a detailed and rigorous understanding of works, provides insight into the internal logic of composition and facilitates comparisons between works, structures, techniques and musical aesthetics. It is also fundamental to the performance and teaching of musical pieces. When applied to music of oral tradition through a comparative approach (which notably founded ethnomusicology), it lies at the heart of the methodological triad of “collection-transcription-analysis”, involving the “scripturalization” of musical discourse, a transitional step to the written document that poses many problems related to the shift in modality from orality to notation.

This tension between orality and musical notation, or even its overcoming, is a broadly cross-cutting theme that concerns not only a wide range of periods, places and musical aesthetics, but also virtually all artistic processes (compositional and performative) and their transmission. It potentially draws upon numerous disciplines in connection with music analysis and theory, such as musical acoustics, psychoacoustics, cognitive psychology, linguistics, didactics, anthropology, intercultural approaches, etc. Taking this articulation into account reveals and questions, in particular, many unconsidered aspects related to categories such as:

  • Orality within Western art music through its compositional, performative and pedagogical dimensions, as well as the limits of notation, new creative processes, the status of improvisation, etc.;
  • Forms of notation in so-called “popular” and/or “traditional” music as they materialize through various types of traces (recording, transcription, transmediation, transcoding), including also their embodiment in gestures (instrumental, choreographic), which further raises issues regarding preservation and patrimonialization.

Here are a few non-exhaustive avenues to initiate reflection:

  • Notation as a precondition:
    • To what extent is music analysis capable of dealing with musical materials for which the tools originally designed in connection with the Western diastematic score reach their limits?
    • How does the score influence the relationship to music, its analysis, its transmission?
    • In ethnomusicology, to what extent can music analysis proceed without the process of transcription, or even notation?
  • What notation cannot capture:
    • How can the oral dimension of a written musical piece, or the written dimension of an oral piece, be integrated and/or conceptualized in its analysis and transmission?
    • To what extent can music analysis address the question of predictability (subtle variations, intentional or unintentional deviations) and that of embodiment (musical and choreographic gestures, audience reaction)?
  • New tools, new unthoughts?
    • How does the orality/notation articulation materialize in creative processes mediated by digital tools?
    • What are the contributions and limitations of MIR (Music Information Retrieval) tools in capturing the oral dimensions interwoven within musical discourse?
    • To what extent can artificial intelligence provide added value for integrating the oral dimension into music analysis, in terms of automating processing (synthesis of existing analyses, large-scale corpus processing), facilitating the identification of parameters, or detecting weak signals?

Contributions may take the form of a traditional paper (20 minutes followed by 10 minutes discussion) or other formats such as roundtables, workshops, masterclasses, or concert-analyses (variable duration, to be specified at the time of submission).

Proposals for contributions, in French or English, should include the following:

  • A first document, anonymous, including:
    • information about the type of contribution planned (paper or other). In the case of a roundtable, workshop, masterclass, or concert-analysis, please specify the expected duration and, if applicable, the equipment required for its realization;
    • the title of the contribution;
    • a summary of the contribution, maximum 2.500 characters including spaces, clearly specifying the relevance of the contribution to the conference theme;
    • a few bibliographical references to support the proposal.
  • A second, separate document, including:
    • the title of the contribution;
    • the identity and contact details of the authors. In the case of a joint proposal, please indicate the name of the person who will handle correspondence with the organising committee;
    • affiliation status and institution, if applicable.

All proposals will be evaluated by the JAM 2026 Scientific Committee. They should be sent to the following address: contact@sfam.org

Participation in JAM 2026 is contingent upon 2026 membership of the French Society for Music Analysis (SFAM) by all authors, except for faculty members and students of the partner institutions (Université Bordeaux Montaigne, Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud, SCRIME).

SFAM 2026 members are eligible for travel and/or accommodation grants. Applications, specifying the person’s status and any affiliation, and including a provisional budget as well as a copy of the request for financial support submitted to the affiliated institution and its result, should be sent to contact@sfam.org. Priority will be given to young researchers and members without access to institutional funding. Preference may be given to regular SFAM members. Depending on the number of applications received, the SFAM reserves the right to provide partial reimbursement. Reimbursement will be made upon presentation of appropriate receipts (public transportation tickets for second class or economy class with proof of purchase, paid accommodation invoices).

A publication is being considered as a follow-up to the conference.

Schedule:

  • Deadline for receipt of proposals: 1 June 2026
  • Notification of acceptance of proposals: 15 June 2026
  • Deadline for membership of the French Society for Music Analysis (SFAM): 15 July 2026
  • Deadline for request for travel grants: 30 July 2026

Organising Committee:

  • Gérald Guillot (Université Bordeaux Montaigne, SFAM)
  • Nathalie Hérold (Sorbonne Université, SFAM)
  • Emmanuel Pélaprat (Université Bordeaux Montaigne)
  • Laurent Soulié (Conservatoire de Bordeaux Jacques-Thibaud)
  • Louis Bigo (Bordeaux INP, LaBRI, SCRIME)

Scientific Committee: [To be announced]

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